Implant dentaire : quels sont les risques et contre-indications ? | Clinique Citysmile

Implant dentaire : les risques et contre-indications

Il existe peu de risques et de contre-indications à la pose d’un implant dentaire. En effet, l’implantologie est une technique dentaire sûre et efficace. Ainsi, le taux de réussite de l’implantation atteint 90-98 %. Toutefois, une mauvaise hygiène bucco-dentaire et la consommation intensive de tabac ou d’alcool peuvent amoindrir les chances de réussite de l’implant dentaire.

L’échec implantaire

On parle d’échec implantaire quand l’implant n’est pas retenu par l’os de la mâchoire. Il ne s’agit pas d’un rejet à proprement parler, car ce phénomène n’est pas du fait d’une réaction immunologique de l’organisme.

Généralement, l’implant bouge, voire est expulsé, car l’ostéo-intégration ne s’est pas déroulée normalement. Par conséquent, l’implant n’est pas correctement intégré dans l’os alvéolaire et il n’est pas suffisamment maintenu. Les signes annonçant l’échec implantaire sont généralement une sensation de mobilité de la dent et de la douleur à la pression.

Le défaut d’ostéo-intégration est, dans la grande majorité des cas, le résultat d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire et de la consommation excessive de tabac et d’alcool. Généralement, après un échec implantaire, le médecin dentiste dépose l’implant pour le remplacer.

A savoir que dans de très rares cas, le patient souffre d’une allergie au titane, le principal matériau qui entre dans la composition des implants dentaires. Il est alors nécessaire de remplacer la prothèse par un autre implant, en zircone par exemple.

La péri-implantite

Après la pose d’un implant dentaire, une complication appelée péri-implantite peut survenir. Elle se caractérise par une inflammation de la muqueuse péri-implantaire et, si elle n’est pas traitée, elle peut conduire à la perte de l’implant. Le traitement vise à soigner la lésion. Il est déterminé en fonction du degré d’avancement de la péri-implantite.

Les complications postopératoires

Quelques jours, voire plusieurs mois ou années après la pose de l’implant, celui-ci peut présenter un comportement anormal : saignements, apparition de pus, douleur, résorption de l’os et de la gencive, mobilité dentaire… Le plus souvent, ces symptômes indiquent une infection, soit au niveau de l’implant, soit au niveau d’une dent adjacente. Celle-ci résulte généralement d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire. Mais d’autres causes expliquent ces problèmes, notamment :

  • Des causes mécaniques: un mauvais positionnement de l’implant, une surcharge de la prothèse, une densité osseuse affaiblie…
  • Des causes traumatiques: un scellement de couronne défectueux, un choc…

Les contre-indications à la pose d’un implant

Comme tout acte chirurgical, l’implantologie n’est pas indiquée dans certains cas. Par ailleurs, la réussite de l’implantation est compromise dès lors que le patient consomme intensivement drogues, alcool et tabac. L’hygiène bucco-alimentaire est elle aussi un facteur déterminant du succès de l’opération. Le bruxisme (grincement de dents) peut également mener à fragiliser prématurément l’implant et la prothèse ; dans ce cas, le port d’une gouttière peut être préconisé. Il convient également de faire attention dans les situations suivantes :

  • Diabète
  • Ostéoporose
  • Stade de croissance de la mâchoire : elle doit être terminée avant la pose de l’implant. L’opération peut avoir lieu à partir de 17-18 ans environ.

Enfin, la principale contre-indication à la pose d’implants dentaires tient dans le volume osseux de la mâchoire. Toutefois, s’il est insuffisant, il est possible de recourir à une greffe.

Dans tous les cas, la pose d’un implant dentaire est toujours précédée par un examen buccal et un questionnaire médical. Le médecin dentiste adapte traitements et soins à votre situation spécifique et il vous conseille pour limiter les risques et complications.